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Châteaubriant écologiste et solidaire

Notre liste est une alternative sérieuse à la politique locale

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Forte affluence ce 20 février 2020

Mis en ligne le dimanche 23 février 2020

Forte affluence à la Halle de Béré ce 20 février 2020. Et pas pour de la curiosité : Bernard Gaudin (tête de liste à Châteaubriant) et Jean-Michel Duclos (tête de liste à Rougé) n’étaient pas là pour présenter leurs co-listiers, pas plus que les autres têtes de liste présents dans la salle. Il s’agissait plutôt de rencontrer trois élus de la Région, du Département et de Nantes-Métropole pour discuter d’un « nouvel équilibre des territoires ». Retraçons ce qui s’est dit.

Réunion du 20 février 2020
Viviane Lopez, Philippe Grosvalet, Ronan Dantec, Anne Legrais-Ozberk, J.Michel Duclos, Bernard Gaudin

Depuis quelques années les pratiques politiques ont bien changé. Les compétences ont été redéfinies, les communes ont moins de pouvoir. Etre Conseiller Municipal c’est avoir une influence au sein des Communautés de Communes. « Les six dernières années des élus de la Com’Com’ Châteaubriant-Derval se sont retrouvés régulièrement pour préparer les conseils communautaires et s’approprier les grandes lois nationales qui touchent le territoire » a dit JM Duclos.

Bernard Gaudin
a brossé un bref tableau de ce territoire Nord-44 :
●- une croissance démographique modeste et déséquilibrée, faible au nord-est, forte au sud-ouest.
●- vieillissement
●- petit nombre de ménages ayant de hauts revenus
●- mais tout de même une croissance de l’emploi, sauf qu’elle ne profite guère au territoire.
●- ce territoire ne profite pas du dynamisme du département
d’où la question : comment rechercher de nouvelles coopérations ?

Pour Viviane Lopez, conseillère régionale PS, il y a plusieurs niveaux : coopération avec d’autres régions ; coopération au sein de la région avec les communes, les départements, les intercommunalités. « Mais on ne sent pas de projet global, il n’y a pas de travail de fond. Qu’appelle-t-on concertation ? Avec qui ? Une réelle concertation serait nécessaire par exemple dans les domaines de la formation, des relations avec les entreprises et de la mobilité ». (et des participants ont reparlé du Tram-Train : horaires, durée du parcours, tarifs).

Pour Philippe Grosvalet, président du conseil départemental, ce qui fait l’attrait de la Loire-Atlantique c’est sa diversité. « Ici nous avons tout, l’agriculture et l’industrie, la mer et la campagne ». Mais c’est aussi notre histoire, les femmes et les hommes de ce territoire et la tradition de solidarité. « Mettre en œuvre les politiques publiques pour réguler, pour redistribuer les richesses ». Des objectifs sont clairement affichés :
- un schéma de cohérence territoriale à l’échelle du département (projet),
- un office foncier solidaire (créé) qui dissocie la propriété du sol de la propriété de ce qui est construit dessus. Cette structure aidera les ménages modestes à accéder à la propriété dans des secteurs qui leur sont actuellement inaccessibles en raison de l’augmentation des prix de l’immobilier.
- une politique publique de soutien aux territoires autour de quatre priorités thématiques : l’éducation, l’habitat, le numérique et les mobilités.

Pour Ronan Dantec, la métropole nantaise s’aperçoit enfin qu’il faut trouver d’autres cadres de coopération. Et de proposer une « conférence permanente des intercommunalités ». Et pourquoi pas de « mettre les emplois qualifiés hors de la métropole » ce qui suppose de résoudre les problèmes de logement et de transport mais aussi de convaincre les personnels de la nécessité (et du bonheur !) de s’installer ailleurs.

Autre proposition : que la métropole travaille la question de l’approvisionnement alimentaire avec les territoires ruraux : quantité, qualité. Cela demande des changements de mentalité. Patrick Baron commente : « nous avons réussi à introduire des poulets entiers dans la restauration collective à Nantes, et pas seulement des cuisses ! »

Questions de la salle

-  Les jeunes qui vont étudier à Nantes : problèmes de logement, problèmes de transports. Et on revient sur le Tram-Train décidément bien décevant, mais aussi sur la nécessaire liaison Nantes-Rennes par Châteaubriant.

- C’est une sacré galère pour venir travailler à Châteaubriant ! dit quelqu’un. Outre les problèmes du Tram-Train (encore !) il y a des difficultés de liaison entre la ville et les entreprises.

-  L’habitat à Châteaubriant : c’est souvent un souci dans le centre-ville où les logements sont dégradés. [ndlr : derrière une façade correcte, on a pu voir une mère et son fils logés dans une seule pièce, un canapé dépliable la nuit pour elle, un lit juste à côté pour lui, un coin cuisine, un coin salle d’eau]. Bernard Gaudin espère que le PLH (Programme local de l’habitat) et l’OPAH -Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat) va pouvoir améliorer les choses. Selon le Contrat de plan État-Région des Pays de la Loire (janvier 2017), la Région souhaite tester le Tiers-Financement. Pourquoi pas à Châteaubriant ? Par le tiers-financement le propriétaire n’a rien à payer car les économies d’énergie sur 30 ans compensent les emprunts.
Pour info : https://frama.link/logement-chbt

Philippe Grosvalet a dit qu’il faut une volonté politique locale pour faire des logements sociaux, de bonne qualité et à des prix intéressants. C’est ce qu’a fait le Département avec un Office Foncier Solidaire à Batz sur Mer mais aussi à Derval.

-  zéro-artificialisation : Philippe Grosvalet a fait passer l’idée d’une zéro-artificialisation des terres pour maintenir la production agricole. Cette idée fait son chemin en France. Un participant a demandé des précisions : « dans nos petites communes nous avons besoin d’artificialiser pour créer des zones d’activité et des logements, pour attirer de nouveaux habitants ».

- Terres agricoles : dans la région de Châteaubriant de gros entrepreneurs rachètent les terres agricoles, empêchant ainsi l’installation de jeunes.

- Question sur le Pôle de Santé de Châteaubriant et sur la désertification médicale. « A Châteaubriant nous faisons la chasse aux médecins des localités voisines, il faudrait une instance de régulation pour éviter cela. » dit B. Gaudin.

- Intercommunalité  : la liste Châteaubriant-Ecologiste-et-Solidaire coopérera avec les 26 communes pour prendre en compte les besoins de chacune. « Il faut sortir de la logique de compétition des territoires ». Un sujet par exemple : la revalorisation des bourgs, ce qui suppose des actions sur le logement, la mobilité, les services. [Ndlr : et une réflexion sur les lieux de convivialité pour permettre aux habitants de créer du lien social, de se rencontrer et de monter des projets ensemble].

-  Image : comment faire, collectivement, pour donner aux Nantais une belle image de notre territoire ? Il y a une question d’information : la sectorisation de la presse régionale fait que les Nantais ignorent ce qui se passe chez nous, hormis les faits négatifs [le négatif fait vendre ! ]. Il y a aussi une question d’ouverture et on sait bien que la politique de la municipalité actuelle enferme Châteaubriant et que « son maire n’est pas attractif ! ». La liste Châteaubriant-Ecologiste-et-Solidaire saura-t-elle créer l’enthousiasme capable de faire bouger toute la Com’Com’ ?

Une réunion publique de présentation des candidats et du programme aura lieu le 12 mars 2020.

(source d el’article : journal La Mée du 026 février 2020)